Déc 212012
 

L’IABD a assisté à une table-ronde organisée le 5 décembre 2012 par le Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture et de la Communication en présence de plusieurs acteurs de la chaîne du livre. 

Quelle offre commerciale de livres numériques à destination des bibliothèques de lecture publique ? Ce sont les  premiers résultats d’une étude réalisée pour le ministère de la Culture et de la Communication par l’IDATE que l’on nous a présentés. Il s’agissait de comparer de l’offre faite au public, l’offre faite aux bibliothèques, les modèles économiques et les changements de valeur tels que constatés aux États-Unis, en Suède, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne. Des histoires très différentes, peu de points de convergences, une très grande instabilité et un retard de la France, tels sont les points généraux que l’on a pu retenir de cette étude très détaillée.

Le  « Réseau Carel », association de collectivités se donnant pour mission de négocier la documentation électronique pour les bibliothèques de lecture publique a présenté ensuite ses recommandations pour le livre numérique en bibliothèques adoptées le matin même.

Quel rôle sera appelé à jouer Dilicom, intermédiaire traditionnel spécialisé dans les transferts électroniques de données entre les distributeurs et les librairies, dans la gestion de l’accès des bibliothèques aux livres numérique ? Son futur service PNB, « Prêt numérique en bibliothèque », pourrait permettre aux librairies de présenter  l’ensemble de l’offre numérique des éditeurs à leurs bibliothèques clientes. Il serait disponible dès le printemps 2013.

L’accent a été mis par les bibliothèques sur la nécessité d’une interopérabilité de l’offre des éditeurs et sur la possibilité accordée aux bibliothèques de choisir parmi les conditions d’accès des œuvres par leurs usagers.  Quant aux principes de tarification des offres commerciales faite aux bibliothèques, ils pourraient faire l’objet, pour les bibliothèques de lecture publique, d’un accord avec l’association Carel.

Dominique Lahary, Michel Fauchié, Michèle Battisti

Voir :

Les Recommandations pour le livre numérique en bibliothèque publique de l’association Réseau Carel

Pour mémoire, les 10 commandements sur le livre numérique de l’association Couperin

  5 Responses to “Quelle offre de livres numériques aux bibliothèques ?”

  1. Le ministère de la Culture et de la Communication a confié à l’IDATE la réalisation d’une étude sur la diffusion du livre numérique en bibliothèque de lecture publique.Un état de la question en Suède, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Amérique du Nord et Pays-Bas permet une étude comparative des situations française et internationale. L’analyse comparative se concentre sur 4 points : l’offre de livres numériques en bibliothèque et aux bibliothèques, les modèles d’offres de livres numériques aux bibliothèques et le rôle des plates-formes de distribution.

  2. Le ministère de la Culture et de la Communication a confié à l’IDATE la réalisation d’une étude sur la diffusion du livre numérique en bibliothèque de lecture publique.Un état de la question en Suède, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Amérique du Nord et Pays-Bas permet une étude comparative des situations française et internationale. L’analyse comparative se concentre sur 4 points : l’offre de livres numériques en bibliothèque et aux bibliothèques, les modèles d’offres de livres numériques aux bibliothèques et le rôle des plates-formes de distribution.

  3. • La France se caractérise par une pénétration du livre numérique en bibliothèque relativement faible, mais il faut néanmoins nuancer la question du « retard français » en la matière, car l’offre proposée aux bibliothèques y est plus large que dans les autres pays européens étudiés. • Les services de livres numériques en bibliothèques sont plus développés dans les pays anglo-saxons, surtout aux États-Unis où une offre de titres récents, proposée selon le modèle du téléchargement dans un contexte de fort taux d’équipement de la population en terminaux de lecture a déclenché une demande significative chez les usagers des bibliothèques. • A ce jour, aucun modèle ne semble s’imposer pour la diffusion du livre numérique en bibliothèque. Les modèles économiques ne sont stabilisés dans aucun des pays étudiés, où des négociations entre éditeurs et bibliothécaires portent essentiellement sur les modalités de transposition du prêt traditionnel. • La question du lien entre livres numériques et plates-formes est devenue centrale, la diffusion du livre numérique en bibliothèque s’effectuant de ce fait, dans les différents pays étudiés, en l’absence des libraires.

  4. L’histoire du troisième exemple, celui de la Bibliothèque municipale et interuniversitaire de Clermont-Ferrand, est le plus ancien. De par la volonté de la ville et de l’université et à l’initiative du directeur de la bibliothèque universitaire de l’époque, inspiré par le modèle allemand des Länder, une convention a uni, en 1902, sous une direction commune la bibliothèque municipale et la bibliothèque universitaire. Ce statut très particulier a été reconduit en 1996 par la signature d’une nouvelle convention redéfinissant la répartition des charges et les missions communes, dont la mise en place d’une politique d’acquisition concertée, l’établissement d’une carte de lecteur unique… En mai 2001, il a été décidé de réunir sous un même toit l’ensemble des fonds de la BU et de la lecture publique, et de les rendre ainsi accessibles à tous. L’objectif recherché était non pas de juxtaposer les collections et les services, comme c’est plus ou moins le cas à Brest, mais bien d’unifier l’offre universitaire et l’offre de lecture publique, et de faire, selon le message un brin publicitaire de Livia Rapatel, que « 1 1 = 1 ». Ce projet 2 « ambitieux et risqué », voire « utopique », prévoit, toujours sous forme de convention, une gestion unique, un seul et même circuit du document, une rationalisation des acquisitions… mais les personnels (150 personnes 3 ) continueront à avoir des statuts et des horaires différents. Le public, quel qu’il soit, pourra profiter des 60 heures d’ouverture hebdomadaire.

  5. Alors que le marché grand public du livre numérique décolle, celui à destination des bibliothèques de lecture publique peine à se développer en dehors de certains pays anglo-saxons. La Dgmic lance à ce propos une étude documentaire internationale portant sur l’offre commerciale de livres numériques à destination des bibliothèques de lecture publique (typologie et structuration des offres, modèles économiques actuels et possibles, analyse des besoins et des usages) sur le marché du livre numérique en bibliothèque (actuel et potentiel), ainsi que sur les stratégies des différents acteurs à l’égard de la diffusion du livre numérique en bibliothèque.

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